Qui est Madame Zlabiya ?


Ici on raconte le voyage avec humour et analyse. Le départ, les vacances, l’exil, l’expatriation… Toutes ces formes de mouvements qui vous poussent durant un temps – défini ou indéfini – à laisser la terre qui vous a vu grandir.  

Madame Zlabiya, c’est moi. Du moins mon alter ego. Une voyageuse téméraire malgré elle, aventureuse par nécessité, croqueuse de liberté mais amoureuse du confort (il ne faut pas abuser quand même). 

Parce qu’il est plus aisé de parler de soi de manière détournée, j’ai décidé de donner naissance à cette dame devenue très sage, au fil de ses expériences et de ses apprentissages. Je suis finalement devenue Madame Zlabiya malgré moi (j’en ai parlé avec ma psychanalyste, il n’y a rien d’inquiétant). 

Française ? Maghrébine ? Et si j’étais tout simplement Moi ?

Arrivée à la trentaine, j’en ai eu sans doute assez que l’on me félicite pour mon niveau de français, alors que je suis née en France. 

Que l’on trouve mes cheveux bouclés magnifiques mais dommage qu’ils ne soient pas plus disciplinés car ils me donnent un air de touriste. 

Je crois que je n’avais plus de chorégraphie à jour pour Ya Rayah de Rachid Taha ou Aïcha de Cheb Khaled, ce qui rendait encore mes soirées mondaines encore plus gênantes. 

Et puis je ne pouvais plus entendre une énième recette de couscous maison de l’arrière-arrière-arrière grand-mère pied noir, où la semoule se fait au four à micro-ondes et la sauce à l’épice ducros “orientale”. 

Bref, la jeune Française d’origine maghrébine que je suis a fait sa mue et s’est transformée en Madame Zlabiya. Une anonyme qui prend ses valises pour voir si elle a le droit d’être une “Autre” plutôt qu’un simple produit de l’immigration en France.

 Un quotidien différent sans présupposé ou cliché

C’est pour ça que Madame Zlabiya s’expatrie. De la France vers l’ailleurs. Pour suivre un stage de vie. Un quotidien différent sans présupposé ou cliché. 

Je n’échapperai pas à la biographie d’usage. Je suis donc une Française moyenne et donc bourrée de complexités et de contradictions. 

Je suis née en France mais de parents maghrébins qui ont immigré dans les années 80.

Je parle quotidiennement français. Mais je blague et j’insulte en arabe.

J’ai grandi en campagne mais pas trop. Dans un village semi-urbain, sans histoire ou terroir. Grosso mode aucun avantage ! 

Je suis une trentenaire mais qui est persuadée d’avoir éternellement 20 ans. Sauf les jours de pluie où mes articulations me donnent plutôt 70 ans.

Depuis des années je travaille seule et à distance avec la France mais aussi l’étranger. Le covid-19 m’a donné un statut officiel, apparemment je suis digital nomad alors que je me définissais plutôt comme une débrouillarde qui trouve du boulot comme elle peut et où elle le peut. 

J’ai de la chance, je tape à deux mains sur un clavier Azerty et Qwerty sans regarder le clavier. Alors j’ai tenté ma chance à l’étranger. Travailler virtuellement m’a enfin permis de vivre où maintenant deux ans que je suis sur les routes. J’alterne entre voyages spontanées et expatriations courtes. Depuis j’ai appris plusieurs langues, goûté une centaine de plats locaux et loué au moins 10 appartements. 

Vous l’avez deviné à la longueur de ma biographie, je suis une bavarde. Alors je me suis dis autant partager mes mots avec le monde. Je vous offre un regard sur le voyage et l’expatriation. Qui, je l’espère, vous aidera dans vos réflexions ou vous amusera. A minima je sais que je vous donnerai de la matière pour critiquer cette “énième blogueuse qui pense avoir compris le sens de la vie à travers une session de snorkeling, pffff”.

Si vous avez toujours envie de rester, mettez-vous à l’aise, Madame Zlabiya vous embarque avec elle !